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<title>Last posts on robert seethaler</title>
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<updated>2026-09-25T03:17:14+02:00</updated>
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<title>Robert Seethaler : La Rue</title>
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<updated>2026-09-21T06:00:00+02:00</updated>
<published>2026-09-21T06:00:00+02:00</published>
<summary>  Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est un écrivain, scénariste et...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6700364&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/1865540536.jpg&quot; alt=&quot;Robert Seethaler, &quot; /&gt;Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est un écrivain, scénariste et acteur autrichien. Il partage son temps entre Berlin et Vienne. Son nouveau roman, &lt;em&gt;La Rue&lt;/em&gt;, vient de paraître.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans une ville inconnue, une rue quelconque, la rue de la Lande avec ses commerces et ses habitants ordinaires, leurs occupations quotidiennes, leurs joies et leurs problèmes, le temps et les saisons qui passent. Cette vie de quartier, ces vies banales, l’écrivain nous les fait partager sous la forme d’un roman choral fait d’un enchainements de très courts paragraphes où chacun permet à une voix de s’exprimer.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un homme ouvre une librairie de livres anciens chez un ancien marchand de charbon et il va en baver, entre les travaux de rénovation et plus tard l’apparition d’humidité et d’insectes papivores&amp;nbsp;; la maison de retraite Lueur du Soir, avec ses pensionnaires qui râlent sur la qualité de la nourriture tandis que sa directrice va tous les jours à la boulangerie se payer un croissant pour son goûter, le bistrot La Lune d’Or avec ses habitués et l’auberge L’Etoile du Sud&amp;nbsp;; un vieux curé, une fleuriste en mal d’amour… Et en fil rouge, une opération immobilière qui induira des expropriations, donc des inquiétudes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les gens disent ce qu’on entend tous les jours et partout, des banalités voire des idioties, des ragots, des remarques racistes, critiques sur le manque de police mais le trop d’immigrés etc. Des gens très ordinaires, comme moi et peut-être vous (?), avec des exceptions bien sûr («&amp;nbsp;Mais pisser de son balcon, il vaudrait mieux qu’il arrête&amp;nbsp;»). &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le roman s’étale sur une années, s’ouvre et se clôt sur la fête annuelle des commerçants, là encore propice aux récriminations sur la tenue des comptes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un microcosme intimiste où les destins se croisent, voisins sans jamais se connaitre vraiment, beauté et misère du quotidien, questions universelles sur le temps qui passe et qui évolue, sauf la rue qui reste la rue. On retrouve l’écriture simple et épurée de Seethaler, très à l’aise pour capter l’essence des lieux et des gens, et invite le lecteur à observer, écouter et ressentir le monde qui l’entoure.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si vous connaissez l’écrivain vous ne serez pas dépaysés, même si je pense que ce n’est pas là son meilleur roman.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;- Ils se plaignent de la nourriture. – Envoyons le chef en stage de formation. C’est probablement dû au sel. Les personnes âgées aiment que les choses aient du goût. Vous disiez que la directrice a un surnom&amp;nbsp;? – L’Eléphant. – On devrait peut-être la mettra à la cuisine. Elle devrait savoir si c’est bon.&amp;nbsp;» &amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6700365&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/01/1080527365.jpg&quot; alt=&quot;Robert Seethaler, &quot; /&gt;Robert Seethaler &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;La Rue&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sabine Wespieser Editeur&amp;nbsp; - 222 pages -&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’allemand (Autriche) par Elisabeth Landes&lt;/p&gt;
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<title>Robert Seethaler : Le Café sans nom</title>
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<updated>2024-01-18T06:00:00+01:00</updated>
<published>2024-01-18T06:00:00+01:00</published>
<summary>  Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est un écrivain, scénariste et...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6502510&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/01/1865540536.jpg&quot; alt=&quot;robert seethaler&quot; /&gt;Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est un écrivain, scénariste et acteur autrichien. Il partage son temps entre Berlin et Vienne. &lt;em&gt;Le café sans nom&lt;/em&gt;, son dernier roman, date de 2023.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Vienne en 1966. Robert Simon est journalier sur le marché des Carmélites, un quartier populaire de la capitale autrichienne. Il loue une modeste chambre chez une vieille veuve et tous les jours, pour aller travailler, il passe devant un café abandonné. Un beau jour, il décide de se lancer, il a la trentaine et il est temps de réaliser son rêve, devenir patron du troquet.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Une fois encore, un délicieux roman de Robert Seethaler fait de petits riens qui enchantent le lecteur, toujours étonné d’être autant fasciné par ces «&amp;nbsp;riens&amp;nbsp;» qui s’avèrent être l’essence de la vie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un café qui renaît, c’est la vie qui reprend, nos petits villages de province ne le savent que trop bien. Petit à petit des habitués vont venir y prendre une bière ou un schnaps, jouer aux cartes, discuter ou regarder passer le temps. Quand les affaires vont commencer à marcher, Robert va engager Mila, «&amp;nbsp;une fille de la campagne, petite et ronde&amp;nbsp;», au chômage mais prête à se retrousser les manches pour ce job tout nouveau pour elle.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Robert Seethaler sait en peu de mots brosser les portraits des habitués des lieux&amp;nbsp;: Johannes Berg, le boucher dont la boutique fait face au café, il vient régulièrement avec son vieux père et discute avec Robert des grossesses à répétition de son épouse&amp;nbsp;; il y a aussi un type avec un œil de verre, ou bien Micha le peintre qui vit aux crochets de Heide, la crémière, lui court après les femmes et elle, hurle de jalousie, «&amp;nbsp;ils étaient un vivant exemple des dégâts que peut faire l’amour&amp;nbsp;»&amp;nbsp;etc.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais les plus beaux personnages de ce roman, peut-être, outre Robert, ceux qui ont les plus belles scènes, les plus émouvantes à des titres divers, Mila qui épousera René, un catcheur en fin de carrière et qui boit, et la veuve qui loue sa chambre à notre cafetier. La vieille femme évoque son passé devant Robert qui l’écoute avec complaisance et tandis qu’elle se souvient de la Vienne d’autrefois, lui en constate chaque jour l’émergence d’une nouvelle, ici de nouveaux immeubles, là on construit le métro etc. «&amp;nbsp;ç’en était bel et bien fini maintenant de la vieille Autriche. Des temps meilleurs se profilaient sans doute. (…) Mais des temps meilleurs, c’était aussi des temps nouveaux, il fallait d’abord s’y habituer.&amp;nbsp;» Ce qui se traduira concrètement par la vente de l’immeuble où se situe le café et sa fermeture.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est beau, c’est touchant, la simplicité absolue, bref c’est excellent.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Et si tu lui donnais le tien tout simplement, suggéra-t-il, Bistrot Simon, ça ferait bien sur l’enseigne, c’est court, ça frappe l’œil, et tu peux le peindre en grosses lettres.&amp;nbsp;» C’était une possibilité, concéda Simon, mais ça faisait un peu imbu de soi, trouvait-il, et puis ce n’était pas un bistrot qu’il ouvrait, mais un café. «&amp;nbsp;Peut-être que ça n’a pas d’importance finalement, conclut le boucher après un temps de réflexion. Tout compte fait, le Danube existait avant que quelqu’un l’appelle le Danube. Alors ton café restera sans nom et c’est très bien comme ça.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6502511&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/1080527365.2.jpg&quot; alt=&quot;robert seethaler&quot; /&gt;Robert Seethaler&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;em&gt;Le Café sans nom&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sabine Wespieser Editeur&amp;nbsp; - 246 pages -&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’allemand (Autriche) par Elisabeth Landes et Herbert Wolf&lt;/p&gt;
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<title>Robert Seethaler : Le Dernier mouvement</title>
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<updated>2023-06-05T07:00:00+02:00</updated>
<published>2023-06-05T07:00:00+02:00</published>
<summary>  Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est un écrivain, scénariste et...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6448780&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/00/1865540536.jpg&quot; alt=&quot;Robert Seethaler   &quot; /&gt;Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est un écrivain, scénariste et acteur autrichien. Il partage son temps entre Berlin et Vienne. Paru en 2022, &lt;em&gt;Le &amp;nbsp;Dernier mouvement&lt;/em&gt; vient d’être réédité en poche.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le célèbre compositeur et chef d’orchestre autrichien Gustav Mahler (1860-1911) est sur le pont d’un paquebot assurant la liaison entre l’Europe et New York, d’une santé fragile et aujourd’hui au crépuscule de sa vie, emmitouflé dans un plaid, il rêvasse en regardant la mer et les souvenirs affluent à son esprit…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si Robert Seethaler a pris le musicien comme sujet de son dernier ouvrage, il n’est pas question pour lui d’écrire une biographie ou une analyse de son œuvre musicale, par contre il va s’attacher à en dresser un portrait psychologique par le biais des souvenirs du vieil homme.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Sa femme Alma, son grand amour,&amp;nbsp;«&amp;nbsp;Elle est mon bonheur.&amp;nbsp;», leurs deux filles, Marie décédée très jeune et Anna. Un amour fou mais une épouse assez froide aussi et qui trouvera dans les bras d’un amant architecte plus jeune, l’attention que le musicien ne lui accorde plus, pris par ses activités des deux côtés de l’Atlantique et sa direction très moderne de l’Opéra de Vienne. Jalousie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Quelques rencontres cocasses, telles qu’elles nous sont racontées, avec Rodin chargé de sculpter son buste ce qui agace profondément Mahler, ou bien Freud après deux jours de voyage pour un entretien stérile.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le récit se lit agréablement et le Mahler intime se dévoile peu à peu, caractériel mais dévoué à sa famille, freiné par une santé fragile, souffrant d’une solitude indicible, le propre des génies&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Mahler bannit la claque, obscurcit la salle et abaissa la fosse de l’orchestre pour améliorer la vue sur la scène. Pour la première fois, les pièces étaient représentées de manière à ce qu’on puisse en suivre l’intrigue. La musique, le texte, l’espace, les lumières et le jeu formaient un tout indissociable&amp;nbsp;; se conjuguant pour produire du sens, ils touchaient le public bien plus profondément que leur simple juxtaposition ne l’avait fait jusque-là.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6448781&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/00/1080527365.jpg&quot; alt=&quot;Robert Seethaler   &quot; /&gt;Robert Seethaler &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le Dernier mouvement&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Folio&amp;nbsp; - 130 pages -&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’allemand (Autriche) par Elisabeth Landes&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;L’impresario jura ses grands dieux de ne plus recourir à l’expression «&amp;nbsp;Symphonie des mille&amp;nbsp;», ce qui ne lui coûtait guère, la formule ayant déjà produit son effet&amp;nbsp;: on s’était arraché les billets, le concert affichait complet.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;iframe width=&quot;445&quot; height=&quot;315&quot; src=&quot;https://www.youtube.com/embed/2V1dC6UJJd4&quot; title=&quot;YouTube video player&quot; frameborder=&quot;0&quot; allow=&quot;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share&quot; allowfullscreen=&quot;allowfullscreen&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Robert Seethaler : Une Vie entière</title>
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<updated>2020-01-20T07:00:00+01:00</updated>
<published>2020-01-20T07:00:00+01:00</published>
<summary>  Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est un écrivain, scénariste et...</summary>
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&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6080389&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/02/01/1865540536.jpg&quot; alt=&quot;Robert Seethaler &quot; /&gt;Robert Seethaler, né en 1966 à Vienne, est un écrivain, scénariste et acteur autrichien. Il partage son temps entre Berlin et Vienne. &lt;em&gt;Une Vie entière&lt;/em&gt; date de 2015.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Années 30, dans une vallée montagneuse. Andreas Egger, jeune orphelin devenu boiteux suite aux mauvais traitements infligés par son tuteur, n’a guère fréquenté l’école et n’a d’avenir que comme garçon de ferme («&amp;nbsp;Il pensait lentement, il parlait lentement, il marchait lentement…&amp;nbsp;») ce qui ne l’empêche pas d’y penser, «&amp;nbsp;il pensait à l’avenir qui s’étendait à l’infini devant lui, justement parce qu’il n’en attendait rien.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Avec Andreas nous allons vivre une vie entière, quasi exclusivement au cœur de ces montagnes qu’il chérit tant. Une petite bergerie abandonnée dans laquelle il vit chichement, son amour fou pour Marie, serveuse à l’auberge du village, sa demande en mariage originale mais pleine de romantisme, une petite vie tranquille qui sera néanmoins brisée par l’avalanche mortelle qui le laisse à nouveau seul, la guerre qui éclate et l’envoie huit ans en Russie. Puis le retour, les drapeaux nazis ont été remplacés par des géraniums aux fenêtres, les petits jobs…&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Andreas traverse l’existence sans gros besoins, se contentant de peu. Il observe le monde qui change autour de lui, la construction d’un téléphérique auquel il participera, l’arrivée de skieurs et randonneurs, «&amp;nbsp;Egger accueillit toutes ces transformations sans mot dire, un peu étonné.&amp;nbsp;» Plus tard à l’auberge, c’est la télévision qui fera son apparition, autre source d’étonnement mais de méfiance aussi.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Andreas est un homme simple, de par sa condition sociale mais aussi pour ses goûts, l’argent, les femmes, l’alcool lui sont étrangers. Il suit son petit bonhomme de chemin, droit et honnête avec lui comme avec les autres. Parfois il pense «&amp;nbsp;à ce qui avait été et à ce qui aurait pu être&amp;nbsp;» mais il ne s’abandonne pas à la nostalgie ou aux regrets, certes comme tous les êtres humains il avait nourri des rêves, beaucoup étaient restés inaccessibles ou lui avaient été arrachés à peine obtenus, mais il était toujours là.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Magnifique roman de Robert Seethaler, tout en délicatesse et retenue. Le style, économe de mots, est limpide d’une écriture très simple, la lecture en est particulièrement aisée, tout s’enchaine sans heurts. Le lecteur suit Andreas avec amour – oserai-je dire – tant cet homme si humble touche au plus profond de notre âme. Les dernières pages décrivent la vieillesse avec une telle vérité sobre, qu’elles émeuvent – sans jamais tomber dans le larmoyant pour autant – et achèvent ce roman de la plus belle des façons. Superbe !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Il ne pouvait plus attendre pour demander la main de Marie, mais il ne savait toujours pas comment s’y prendre. Le soir, il restait assis sur le seuil de sa maison, en proie à des pensées et des rêveries confuses. Evidemment, se disait-il, pas question de faire une banale demande en mariage entre mille. Il lui en fallait une qui soit peu ou prou aux dimensions de son amour, qui reste éternellement gravée dans la mémoire et le cœur de Marie. Il pensait à quelque chose d’écrit, mais il écrivait encore moins qu’il parlait, donc pratiquement jamais. Est-ce qu’une lettre n’offrait pas des possibilités plutôt limitées&amp;nbsp;? Comment faire tenir toutes les pensées et l’étendue des sentiments qu’elle lui inspirait sur un malheureux bout de papier&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id=&quot;media-6080390&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://lebouquineur.hautetfort.com/media/00/00/1080527365.jpg&quot; alt=&quot;Robert Seethaler &quot; /&gt;Robert Seethaler&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;em&gt;Une Vie entière&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Sabine Wespieser Editeur – 157 pages –&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Traduit de l’allemand (Autriche) par Elizabeth Landes&lt;/p&gt;
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